Sculptures en bronze
Biographie
Les sculptures en bronze d’Antoine Vidal conjuguent verticalité et abstraction dans une quête d’harmonie des lignes et des formes. Elles traduisent une recherche de rythme et de musicalité dont l’objectif est de permettre à la lumière de glisser sur la pièce, révélant ainsi son élégance subtile.
Antoine Vidal : de la musique à la sculpture, une quête d’harmonie
Antoine Vidal (né en 1971) n’a pas toujours été sculpteur. Autodidacte, il a d’abord évolué dans l’univers musical, en tant que compositeur, producteur de disques et fondateur d’une société de production. Pour des raisons personnelles, il arrête sa carrière musicale en 2014. C’est une sculpture en bois d’ébène, réalisée des années auparavant à la suite d’un voyage en Côte d’Ivoire, qui ravive son désir de sculpter. Cela l’incite à explorer plus en profondeur les formes et les lignes qu’il dessinait depuis sa jeunesse. Suivant avec spontanéité son instinct créatif, il produit alors une première série de sculptures abstraites en bois. Depuis, il n’a jamais abandonné la sculpture. Aujourd’hui, ses œuvres sont présentées dans des foires et des galeries d’art à travers l’Europe. L’artiste collabore régulièrement avec des décorateurs d’intérieur de renom.
Ce qui relie son passé musical à son présent de sculpteur est une quête inlassable d’harmonie. Antoine Vidal explique ce lien ainsi : « Je pense qu’il y a beaucoup de similitudes entre la musique et mon travail de sculpture, car je cherche à travailler sur des harmonies, des rythmes, des silences, des pleins et des vides. Je trouve qu’il y a une grande musicalité et beaucoup d’harmonie dans la recherche de ces lignes tendues, ces lignes lisses, puis dans les ruptures et les cassures. »
Un attrait pour la verticalité et l’abstraction
Influencé par les arts premiers et par le design, Antoine Vidal souligne les deux évidences qui se sont imposées à lui au début de son parcours sculptural : la verticalité de ses pièces, probable référence à la sculpture totémique, et une démarche abstraite, qu’il apprécie pour la liberté d’imagination et d’interprétation qu’elle offre à l’observateur. Dans ses sculptures contemporaines, ce qu’il appelle des « ingrédients figuratifs » — des éléments zoomorphes ou anthropomorphes pouvant inspirer son idée initiale — s’effacent progressivement ou ne laissent qu’une empreinte lointaine et subtile sur la pièce.
« J’aime l’idée de l’abstraction, de l’abstraction pure, cette possibilité d’y voir une multitude de choses plutôt qu’une seule représentation. » — Antoine Vidal
La rencontre avec son matériau de prédilection : le bronze
Antoine Vidal travaille encore le bois, notamment certaines essences exotiques comme le sipo ou l’iroko. Mais son matériau de prédilection est sans conteste le bronze. La rencontre avec son fondeur actuel, Giuseppe Rosini, a été déterminante dans son parcours artistique : la première sculpture coulée en bronze a révélé une force et une puissance qu’il n’avait pas imaginées. Le caractère noble, éternel et solide du bronze est à l’origine de l’attachement profond de l’artiste à ce matériau. Il apprécie également la collaboration étroite avec le fondeur, ainsi que les échanges entre l’artiste et les artisans associés à la création de la pièce.
Avant de confier une œuvre à la fonderie, Antoine Vidal la façonne d’abord en bois ou, plus fréquemment, dans une mousse de polyuréthane très dense et dure. Pendant plusieurs jours, il dessine et trace des lignes directement sur le bloc, l’observe sous tous les angles et en photographie chaque face. Les sessions de travail sont volontairement courtes, afin de préserver sa concentration. Lorsqu’il se sent suffisamment confiant — car une fois taillé, il n’est plus possible de revenir en arrière — il commence à travailler le bloc avec des outils simples et traditionnels tels que des gouges, des scies et des râpes, jusqu’à faire apparaître « des évidences » : les lignes tendues s’unissent, les pleins et les vides s’alternent pour créer un équilibre harmonieux. Dans cette phase créative, l’artiste se laisse guider par ses mains dans ce qu’il décrit comme « une danse à deux ». Une fois la forme établie, il procède au ponçage, étape finale essentielle pour obtenir cet aspect lisse, si caractéristique de son travail, écho à la statuaire africaine.
Le sculpteur contemporain réalise ensuite un moule qu’il confie à la fonderie, où le travail du bronze se déploie en plusieurs étapes : fonte, ciselure et patine. Cette dernière est particulièrement passionnante pour le sculpteur, car le choix de la patine détermine la couleur, la texture et les reflets de l’œuvre achevée. Antoine Vidal privilégie des teintes sobres, souvent sombres, et des patines aux allures minérales qui brouillent la perception du matériau. Mais surtout, le bronze et sa patine permettent à la lumière de glisser sur la pièce, soulignant ainsi son élégance, son caractère fluide et sinueux.
« Quand j’ai commencé, le côté multiface de la sculpture m’a complètement séduit, surtout par rapport à la lumière. Lorsqu’on se déplace et que l’on tourne l’œuvre d’un quart, elle raconte une tout autre histoire. C’est cette importance de la lumière, de la façon dont elle se pose, dont elle émerveille… C’est un peu le secret et le côté passionnant de mon travail. Mon véritable désir est d’aboutir à une lecture harmonieuse de la pièce, quel que soit l’endroit où l’on se trouve. » — Antoine Vidal
CV
Expositions
- 2025 : « Révélations », exposition en duo avec Nicolas Galtier, Grand Palais(Paris, France)
- 2023 : « Révélations » Grand Palais(Paris, France)
- 2021: Show room Kimberly Denman (NYC, États-Unis)
- 2019 : Galerie Cyril Guernieri (Paris, France)
- 2019 : SIAF – Galerie Van Gogh (Salzbourg, Autriche)
- 2019 : FIAC (Paris, France)
- 2019 : Galerie Cyril Guernieri (Paris, France)
- 2018 : YIA Art Fair, Galerie Cyril Guernieri (Paris, France)
- 2018 : « Les Jeunes Marchands at Tajan », Galerie Cyril Guernieri (Paris, France)
- 2018 : Freestudios (Genève, Suisse)
- 2018 : Vallart (Courchevel, France)
- 2017 : YIA Art Fair (Paris, France)
- 2017 : « Les Jeunes Marchands at Tajan », Galerie Rauchfeld (Paris, France)
- 2017 : YIA Art Fair (Bruxelles, Belgique)
- 2016 : « Metamorphoses » (Paris, France)
- 2016 : YIA Art Fair (Paris, France)
- 2016 : « Sculpture by the Château with Marshall Murray » (Dourlers, France)
- 2016 : Art EnTranse Gallery (Paris, France)
- 2016 : « Showroom with Bel’RP » (Paris, France)
- 2016 : « YIA Art Fair » (Bruxelles, Belgique)
- 2015 : Monaco Fine Arts (Monaco, France)
- 2015 : Galerie Charlotte Norberg (Paris, France)








































