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Biographie
Les peintures abstraites de l’artiste Mathieu Piffeteau explorent la diffusion de la lumière à travers une technique originale de fragmentation picturale, invitant l’observateur à une pure contemplation esthétique.
Un travail sur la lumière et sur les illusions d’optique
« La lumière est l’essence même de la peinture. Je pense qu’il n’y a pas un peintre qui ne peint pas la lumière. Tout mon travail se focalise sur la lumière. » Mathieu Piffeteau
Née d’une recherche phénoménologique sur la lumière, éloignée de tout aspect symbolique ou signification, la démarche de l’artiste français est fondamentalement sensorielle. Son objectif est de créer une illusion de lumière grâce à l’interaction de l’œil de l’observateur avec les formes géométriques et les dégradés de couleurs qui fusionnent harmonieusement et savamment sur la toile. Son travail se rapproche et s’inspire des mouvements artistiques de l’Op Art, du Light and Space (et particulièrement du travail de James Turrell et Olafur Eliasson), du minimalisme et de l’abstraction géométrique.
Le résultat est une œuvre hypnotisante, dégageant une énergie vibratoire et cinétique qui invite à une contemplation presque méditative. La perception des effets d’optique de la part de chaque observateur est personnelle et subjective. L’artiste souhaite susciter une sensation, offrant un plaisir visuel : « J’ai envie qu’on arrive devant la toile et que ce soit juste beau. Qu’on ne se pose pas d’autres questions, qu’on admire ce qu’on regarde, qu’on ait envie de s’arrêter. Peut-être qu’il n’y a pas de sens politique, ni de représentation intellectuelle… mais est-ce qu’il n’est pas plus important d’avoir simplement une sensation ? »
La technique de fragmentation picturale, originale et laborieuse
Le processus de création d’une œuvre commence avec des dessins préparatoires, pour fixer l’idée sur papier. L’artiste explique qu’il trouve souvent les idées pour ses œuvres quand, allongé dans le lit les yeux fermés, il se laisse guider par les halos lumineux qui apparaissent derrière ses paupières. Il reproduit ensuite la trame des formes géométriques simples (des carrés, des cercles, des triangles…) sur la toile et commence à peindre en partant du centre ou de la partie la plus claire. Mathieu Piffeteau privilégie la peinture à l’huile car cette matière reflète la lumière en dégageant des vibrations qu’il apprécie particulièrement. Afin de maximiser la diffusion de la lumière sur l’œuvre, l’artiste élabore un procédé singulier, lent et précis : il fragmente ou pixellise la peinture en peignant par touche, carré par carré, ligne après ligne, toujours avec le même pinceau. Les carrés sont tous différents, mais l’œil humain perçoit une trame apparemment parfaite.
Enfin, à chaque ligne correspond une nuance de couleur différente, perceptible ou non, dans un processus créatif que Mathieu Piffeteau assimile à la lecture d’un livre : « C’est comme raconter une histoire, c’est comme si on tournait les pages d’un livre à chaque fois, comme si chaque ligne c’était une page ». L’artiste utilise notamment deux techniques pour ‘rythmer’ son dégradé et modifier l’intensité de la lumière : un dégradé court, qui crée un effet visuel de « flou » lumineux, et un dégradé long, qui crée un effet visuel de rayonnement lumineux. Cette technique méticuleuse exige une grande patience : il lui faut plusieurs semaines voire plusieurs mois pour arriver à finaliser une toile. L’effort de création artistique est mental mais surtout physique ; pour Mathieu Piffeteau, la répétition du geste et le temps passé sur l’œuvre contribuent à lui donner du sens.
La peinture pour Mathieu Piffeteau : inspiration, exutoire, recherche, travail
Mathieu Piffeteau est né à Nantes en 1982 d’une mère peintre surréaliste et d’un père topographe. Certaines visites muséales en famille marquent profondément l’esprit du jeune artiste : il s’émerveille devant la puissance imaginative de Salvador Dalí au théâtre-musée de Figueras et s’étonne devant les incroyables illusions d’optique de Victor Vasarely à la Fondation éponyme d’Aix-en-Provence. En même temps, il admire à la maison la perfection des dessins de son père, développant lui-même un goût pour la précision et la géométrie. Les formes à la base de ses toiles sont aujourd’hui créées avec les compas et les règles de son père topographe.
Mathieu Piffeteau peint en autodidacte depuis l’âge de 20 ans. Toutefois, sa production de l’époque n’avait rien à voir avec l’actuelle : figurative, rapide, instinctive, elle était l’exutoire de ses sentiments sur les injustices et les violences sociétales. Après une maitrise en sociologie, il part en Australie pour vivre au sein de la communauté aborigène de Wugularr (Beswick). Là, il participe à la production d’ouvrages à mi-chemin entre l’art et l’artisanat et il est marqué par cette peinture traditionnelle extrêmement répétitive et chronophage, soumise à des codes stricts. De retour en France, il s’installe à Biarritz afin de poursuivre sa passion pour le surf et travaille dans le bâtiment en tant que technicien cordiste. À la suite d’un accident de travail en 2018, il décide de se consacrer à la peinture et s’installe dans un atelier collectif.
Un sentiment d’impuissance et de frustration face aux problèmes de notre monde le pousse à abandonner la représentation figurative. Mathieu Piffeteau s’intéresse alors à la lumière et aux effets d’optique, sujets sur lesquels il focalisera ensuite sa recherche artistique. Motivé par un fort désir d’exposer ses toiles dans un lieu public, il prépare un projet personnel très ambitieux pour montrer ses peintures contemporaines à la crypte Sainte-Eugénie de Biarritz. Quatre ans plus tard, en 2023, il inaugure sa première exposition personnelle avec 53 toiles de différents formats créées spécialement pour les espaces de ce lieu fascinant. Entre expositions en galeries et projets d’installations toujours plus immersives, le peintre contemporain continue aujourd’hui à se questionner sur le rôle de l’artiste, sa relation avec l’observateur, ainsi que sur l’impact de notre culture et de notre société sur l’art contemporain.
« L’art est le seul domaine où nous avons vraiment de la liberté. L’artiste et l’observateur peuvent ressentir tout ce qu’ils veulent, et cela est extrêmement important. » Mathieu Piffeteau
CV
Formation
2000 – 2006 : Université de sociologie, Nantes (France)
Expositions personnelles
2024 : Galerie Art Jingle, Paris (France)
2023-2024 : « Azul, negro, blanco, rojo, amarillo, verde… / En busca de la luz », exposition en duo, Arteko Gallery, Saint-Sébastien (Espagne)
2023 : « Ondes de Lumière », Crypte Saint-Eugénie, Biarritz (France)







































