Marcelo Martin
Burgos

Espagne
né le: 
29 jan 1971
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Parcours: 
1982 – 1989 – École Supérieure des Beaux-Arts, Francisco A. De Santo
1996 – 1999 – Étude de sculpture à Buenos Aires avec le maître Gustavo Ibarra
Exposition(s): 
2020 - COBO, WARHOL, PAGOLA, ÉTÉS, BURGOS. Espace Mados, Madrid, Espagne
2020 - Bestiaire 2020, Madrid, Espagne
2019 - Marcelo Burgos Lithographies, Madrid, Espagne
2018 - Restes d'art - Collectif, Factoría de Papel, Madrid, Espagne
2018 - MARCELO BURGOS. Tirages 2011-2018. Denis Long éditions, Madrid, Espagne
2017 - SOBRAS DE ARTE - Collectif, Papeterie, Madrid, Espagne
2016 - TRAVAIL GRAPHIQUE, SCULPTURE ET MOBILIER - Galerie Álvaro Alcázar, Madrid, Espagne
2016 - SOBRAS DE ARTE - Collectif, Papeterie, Madrid, Espagne
2016 - BLING BLING - Exposition Individuelle, La Factoría de Papel, Madrid, Espagne
2014 - SOBRAS DE ARTE - Collectif, La Factoría de Papel, Madrid, Espagne
ART FAIRS
2020 - Otraferiadearte - Galerie Álvaro Alcázar, Madrid, Espagne
2016 - ART MARBELLA 2016 - Collectif, Galerie Álvaro Alcázar, Marbella, Espagne
Marcelo Martin
Burgos
nous a ouvert les portes de son atelier. Consultez la vidéo de notre visite pour en savoir plus sur sa démarche.
À propos: 

Les sculptures en bronze poli et doré de l’artiste argentin Marcelo Martin Burgos trouvent leur origine dans l’imaginaire des enfants et dans les créatures qui le peuplent. L'artiste invite le spectateur à un voyage en enfance, envisagée comme un "âge d'or" de la liberté, de la joie et de la créativité.

Les débuts dans l’art et la double carrière de sculpteur et cinéaste

Marcelo Martin Burgos (La Plata, Argentine, 1971) vit et travaille entre Buenos Aires et Madrid. Il pratique la sculpture depuis une trentaine d’années, en parallèle d'une carrière de cinéaste. Les deux activités sont complémentaires pour l’artiste qui trouve son équilibre dans cette alternance entre immobilité et mouvement, travail solitaire et en équipe, geste et parole. Le processus de création sculpturale, qui s’inscrit dans un temps long, lui a appris à apprécier le processus de création cinématographique : « Quand on termine [la sculpture ou le film], on peut être plus ou moins satisfaits du résultat, peut-être même fiers parfois, mais le plaisir est derrière soi. On doit commencer une autre pièce ». 

L’appétence pour l’art et la créativité de Marcelo Martin Burgos se manifestent très tôt : enfant, il passe son temps à dessiner et à construire ses propres jeux avec du carton et du bois. Plus tard, il fréquente une école d’art, où il apprend différentes techniques et fait ses premiers pas dans la sculpture avec le maître et sculpteur Gustavo Ibarra. La formation traditionnelle se révèle toutefois limitante pour l’artiste, qui ressent bientôt un certain ennui dans sa pratique artistique. 

Un jour, il tombe sur des dessins d’enfant en se promenant dans un parc. Comme une madeleine de Proust, ces dessins font soudainement resurgir ses souvenirs d’enfance, quand il dessinait souvent sans raison et sans but. Depuis, l’artiste s’attelle à se délester de l’enseignement reçu et à oublier l’histoire de l’art, comme un préalable pour « retrouver ce vrai sens de la liberté et de la joie que j'avais à créer quand j’étais gamin ».

Marcelo Martin Burgos : l'âge d'or de l'enfance

L’univers du sculpteur contemporain est profondément ancré dans l’enfance. Ayant grandi dans l’orphelinat dont son père était directeur, au contact de ses pensionnaires, il est marqué par l’incroyable créativité et le courage dont font preuve ces enfants, trouvant dans leur imagination le moyen d’échapper à la rudesse de leur situation. « Tous les enfants me semblent fascinants. La façon dont fonctionne leur imagination, qui les aide à donner un sens au monde étrange, énorme et écrasant dans lequel ils sont plongés ». 

Les contes, les rêves et les cauchemars des enfants, peuplés de créatures fantastiques, démons, monstres et dragons, fournissent à Marcelo Martin Burgos une source d’inspiration inépuisable. En les mélangeant avec des références provenant de l’univers des cartoons et des mangas, ainsi que de la sculpture africaine et toltèque, l’artiste créé sa série de sculptures contemporaines en bronze Les Monstres. Loin d’être effrayantes, les créatures de cette production sont au contraire des présences protectrices et réconfortantes, innocentes et en même temps puissantes, comme les enfants. 

Le processus de création de l’artiste commence avec le dessin, des croquis simples réalisés rapidement dont il s’inspire pour construire les formes avec l’argile, la mousse, le fil de fer ou le bois. Ensuite, il modélise et imprime les sculptures en 3D. Les sculptures finales sont produites à la fonderie en bronze, un matériau qu’il apprécie à la fois pour sa noblesse, sa versatilité et surtout, pour l’aspect que prend sa surface une fois polie : dorée comme de l’or et réfléchissante comme un miroir. 

Dans plusieurs cultures, la statuaire dorée est réservée aux divinités, ce métal étant associé à tout ce qui est sacré et spirituel. Pour Marcelo Martin Burgos, l’or acquiert sous cet angle une signification très importante, car le sacré est lié à l’enfance : « Ce que je veux obtenir avec ces sculptures, c’est de me connecter à l’enfant intérieur de chaque personne, et leur rappeler que cette imagination et ces souvenirs d’enfance sont sacrés… et dorés. » L’aspect réfléchissant du bronze poli est également un moyen d’inviter le spectateur à un voyage dans son enfance à travers l’inclusion de son image dans l’œuvre. Marcelo Martin Burgos ne craint pas le sempiternel commentaire associé à l’art contemporain : "un gamin pourrait en faire autant" car pour lui, c’est sans doute le plus beau des compliments.

 

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